dimanche 20 août 2017

"Légère Amertume": L'histoire dans ses grandes lignes

On avait depuis quelques temps l'envie de créer une histoire autour d'une héroïne, sans doute pour mieux abandonner transitoirement les deux protagonistes mâles de la Case Blanche. Puis très vite nous est venue l'idée de mêler son destin à celui du thé et de lui faire rencontrer quelques unes des cultures liées à ce breuvage.
 
Elevée dans la tradition de l'Afrique de l'Ouest, notre héroïne aurait ainsi la joie de goûter au thé à la menthe très jeune. Nous avions envie d’évoquer son enfance sous le signe de l’intimité, des devoirs, des peurs, des odeurs de cuisine épicée et de la menthe et du sucre qui se mélangent sous l’eau bouillante, tandis qu’une figure maternelle en profite pour raconter quelques histoires anciennes, parfois à dormir debout. Se faisant, le but était d’effacer tout arrière fond politique pour mieux nous concentrer sur ce qui fait la particularité de la découverte du thé, de ce qui fait notre rapport intime à cette boisson.



Pour faciliter notre travail et pour éviter le format "saga familiale", nous avons vite pris le parti de découper cette histoire en trois époques. Trois moments d’une vie, trois moments importants où notre héroïne allait se retrouver face au monde et changer ses goûts, trois moments pour évoquer trois rapports au thé différents.

Dans la deuxième partie, Adjoua, voici le nom de notre héroïne (que nous prendrons le temps de vous dévoiler davantage sous peu), est devenue une jeune femme déterminée,  une reporter de guerre engagée qui n’hésite pas à mettre sa vie en péril. Ici vont se mêler politique, trafics et passion amoureuse. Des trucs d'adulte, quoi...
 
La troisième et dernière partie de notre histoire n'est pas sans un fond d'amertume, mais évoquer le « troisième âge » est aussi pour nous l’opportunité de montrer que l’on peut toujours découvrir de nouvelles choses, se projeter vers de nouveaux horizons. Il était temps de parler de la Chine, de ses oolongs légers, de ses gaïwans en porcelaine et d’une génération à venir qui n’est pas totalement sacrifiée.
 
Parler du thé, de ses parfums et de nos goûts à travers le destin heurté d’une femme de la deuxième moitié du vingtième siècle, voilà le parcours auquel nous vous convions.


 

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