dimanche 21 août 2016

Mise en page et storyboard de la planche 7

Entre deux planches pour les Dogues Noirs, Massiré se repenche sur le projet de la Case Blanche et nous envoie des storyboards. On ne va pas s'en plaindre. Voilà celui de la planche 7 et son découpage préalable.




Lieu : Intérieur (dans la « case de réception ») puis Extérieur (dans le village)
Heure : Début de matinée



Description Case A1: Un villageois se jette en criant sur Giuseppe (apparemment briser des objets rituels ne se fait pas dans le coin). 
Dialogues Case A1: Villageois : « Aahhh ! »

Description Case A2: Les deux hommes s’empoignent. Giuseppe a l’air un peu surpris.

Dialogues Case A2: Giuseppe : « Hey !? »

Description Case A3: En se débattant, Giuseppe plante la lame qu’il tenait en main dans l’estomac de l’africain. 


Description Case B1: Les autres personnes dans la case se ruent sur le villageois poignardé. Un ou deux villageois regardent méchamment Giuseppe (et Moïse) mais c’est la stupeur qui règne du côté des autochtones. Giuseppe entièrement debout, plonge sa main libre dans la caisse que tient Moïse, il la déstabilise, elle va chuter. 


Description Case B2: Un ou deux villageois de la hutte aux trousses (en ameutant les autres autochtones plus qu’en tentant de les rattraper), les deux hommes sortent de l’habitation en courant, Giuseppe lance sa poignée de verroterie en l’air en direction des villageois qui regardent tous en l’air éberlués.

Description Case C1: On voit un poisson mort à demi découpé gisant sur le sol. 


Description Case C2: Le même poisson mais écrasé par la botte de Giuseppe en premier plan et une chaussure de Moïse en second. La bille de verre de couleur de la planche précédente est en train de rouler à leurs pieds. 


Description Case C3: Les deux hommes courent en dehors du village le long de la rivière ; derrière eux, à bonne distance, tout le village en furie semble s’être en fin réveillé et commence à les poursuivre réellement. Moïse tient toujours le coffre ; il y a pleins de verroteries qui tombent derrière lui. Giuseppe a toujours le couteau ensanglanté en main. On peut percevoir la case avec le singe, toujours immobile si ce n’est sa main qui indique la direction des deux hommes.
Devant les pas des deux hommes, un oiseau s’envole l’air affolé.


Description Case D1: Giuseppe est au volant de la voiture et est en train de démarrer. Tout en jetant le coffre, Moïse rentre dans la voiture côté passager alors qu’elle est déjà en train de rouler. Derrière eux, le groupe de villageois en furie qui est maintenant tout proche de la voiture.
Y’a encore quelques billes de couleur ça et là qui rebondissent.

Dialogues Case D1: Voiture : « Vrrrr…. Vroum ! »

Description Case D2: Giuseppe et Moïse dans la voiture, on devine qu’ils ont le souffle court et qu’ils conduisent le plus vite possible. Une girafe les regarde passer (possibilité d’utiliser cette illustration comme couverture, prendre pour exemple celle de Tintin au Congo).
Dans le fond du ciel, on aperçoit l’oiseau de la case précédente déjà loin.

Dialogues Case D2: Giuseppe : « Foutus nègres ! »

dimanche 17 juillet 2016

Discussion sur le storyboard de la planche 6

Le dernier post vous avait fait découvrir la version finale du story-board de la sixième planche. Cela a été le résultat de pas mal d'aller-retour entre nous et Mass et donc de versions intermédiaires. Nous vous livrons ci-contre la version originale, qui selon nous marche moins bien, pour quelques détails bien précis:
 
  • Dans un premier temps, Massiré avait décidé de déplacer la case où on voit les villageois, en gros plan, effarés par ce que leur montre Giuseppe. Dans la version finale, cette case a été déplacée pour jouer avec la "perle" de la deuxième vignette dont le reflet  parvient jusqu'à leurs yeux, permettant ainsi une "double" lecture de la case :  les villageois lèvent la main pour montrer leur refus mais aussi pour se protéger du reflet (et donc de ce que dit ou montre Giuseppe).
 
  •  Dernière modification, la suppression de la première case de la dernière ligne, case qui s'est révélée superflue pour la compréhension de la scène, au profit de la toute dernière vignette qui s'en est retrouvée élargie dans la version finale.
 
A vous de juger par comparaison si nos choix ont été judicieux !
 

dimanche 19 juin 2016

Mise en page et storyboard de la planche 6


Vous avez sans doute compris que pour cause de réalisation en cours de l'album des Dogues Noirs  du côté de chez Massiré, l'activité de la Case Blanche était temporairement ralentie.
Mais on continue quand même  à vous montrer les mises en pages des planches, voilà donc le découpage original et les toutes premières esquisses de la planche 6.
Tout ceci a fait l'objet de quelques débats en interne dont on vous parlera sous peu. ^^
 
 
Lieu : Intérieur (dans la « case de réception »)
Heure : Début de matinée
 
 

Description Case A1: On voit Giuseppe prendre une bille de verre de couleur dans le coffre que tient toujours Moïse.
Dialogues Case A1: Giuseppe : « Regardez… »
 
Description Case A2: Giuseppe place la bille de verre au milieu d’un rayon de soleil qui passe par là. Le rayon vient de son dos pour aller devant lui, on ne voit pas où il aboutit (on ne voit pas les africains sur ce plan). La bille étincelle.
Dialogues Case A2: Giuseppe : « …Ooh ! Bijoux !… »
 
Description Case A3: Giuseppe apparemment fier de sa démonstration, replonge la main dans la caisse ; il y échange la bille de verre contre une espèce de timbale de cantine en inox (style quart de l'armée).
Dialogues Case A3: Giuseppe : « …et aussi… »
 
Description Case B1: On voit Giuseppe de profil qui laisse tomber la timbale de fer par terre, devant les africains.
Dialogues Case B1: Giuseppe : « …choses utiles… »
 
Description Case B2: La timbale de fer est à terre, intacte.
Dialogues Case B2: Giuseppe : « …solides ! »
 
Description Case B3: Plan sur les têtes des villageois présents qui restent de marbre, sauf un en arrière-plan qui semble se prendre le rayon de lumière de la bille de verre venant de A2
Dialogues Case B3: Aucun

Description Case C1: Giuseppe s’approche maintenant de la table, il y saisit deux objets : une espèce de tasse en terre cuite et un couteau finement ciselé et travaillé (sans doute un couteau rituel).
Dialogues Case C1: Giuseppe : « Attendez ! »
 
Description Case C2: Plan serré sur les mains de Giuseppe. L’une tient le couteau par le manche, pointe en bas. L’autre tient entre l’index et le pouce la tasse en terre cuite pendante.
Dialogues Case C2: Giuseppe : « Choses à vous… »
 
Description Case C3: Plan sur la tête de Moïse qui fait une grimace comment quand on s’attend à une catastrophe imminente.
Dialogues Case C3: Giuseppe (hors- champ) : « …camelotes… »
  
Description Case D1: Plan sur la tasse en terre cuite cassée au sol.
Dialogues Case D1: Giuseppe : « … pas… »
 
Description Case D2: Même plan serré sur les africains qu'en B3 mais cette fois les villageois ont l'air furieux.
Dialogues Case D2: Giuseppe : « … solides ! » - Les villageois: « Grrr... »
 






 

dimanche 15 mai 2016

La cinquième couche

Poster un article de temps à autre sur un blog est un peu la version moderne du message dans la bouteille que l'on jette à la mer. D'un autre côté, se plier aux exigences du "100% communicant" est une posture paradoxale puisqu'à force de communiquer on ne dit plus rien.
En ce qui nous concerne, nous nous efforçons de ne pas tomber dans la frénésie des annonces insignifiantes pleines de lendemains qui chantent comme "aujourd'hui on a écrit 3 pages" ou bien "Massiré a terminé la typo de la troisième bulle de la planche 8". A l'opposé, lorsque les nouvelles sont moins bonnes, se pose la question d'en parler ou non.
 
Le fait d'avoir un éditeur, cela nous a permis d'être soudainement connectés de façon directe ou indirecte à une pléiade d'auteurs. Dès lors, cela donne forcément des ailes, des envies et, comble du malheur pour les futurs lecteurs, des idées.
Avoir une idée, que l'on juge bonne, trouver un artiste prêt à s'engager à vos côtés pour la faire vivre, la sortir de la glaise boueuse de l'attentionnalité pour la plonger dans le creuset de la réalisation, puis aguicher avec tact et finesse votre éditeur pour lui proposer ce nouveau projet, c'est une nouvelle chance et de nouveaux espoirs.
Alors, contre toute attente, quand cela ne peut aboutir, on se demande s'il est bon de finalement "communiquer" sur le projet. Et puis, on se dit que l'on est stupide, il ne s'agit pas de "planification de projet" ou de "communication", mais de partage, d'envie, d'aléas, de vie, d'instants à partager.
 
Vous l'aurez compris: après un démarrage en trombe, un de nos projets (dont on ne vous a pas encore parlé) a préféré rester dans le carton "en cours" pour l'instant, plutôt que de tenter une immédiate transhumance avec nous, alors que nous étions en plein dans ce que Scott McCloud* appelle la cinquième couche (ou la cinquième étape), à savoir la réalisation pure et dure. 
Mais ce n'est que l'occasion pour nous de: Ce n'est pas comme si c'était la première fois que l'on devait faire face à ce genre de situation... 
Et puis, surtout, nous avons encore l'envie et les idées.


* Si, honte à vous, vous n'avez jamais lu d'ouvrages de Scott McCloud, les deux extraits de cette page peuvent vous donner un idée du style limpide de l'auteur. Ensuite il ne vous restera plus qu'à jeter un œil là-dessus pour vous donner envie. 

dimanche 10 avril 2016

On ne peut pas rater Kalan Kadi.

Petit clin d'œil chaleureux à la 6ème édition de Kalan Kadi, le festival de littérature jeunesse de Bamako, qui se tiendra cette année du 11 au 18 avril.


Le thème, cette année, est la bande-dessinée et l'affiche que vous voyez à droite reprend la quatrième case de la deuxième planche de la Case Blanche (petit rappel ici) et ceci dans la plus grande tradition africaine, éminemment respectable, de recyclage des choses utiles.


Le festival se déroulera à différents endroits culturels de la capitale malienne, au travers de plusieurs évènements qui permettront aux petits et aux grands d'aller à la rencontre d'auteurs, conteurs et autres dessinateurs dont l'ami Koffi Roger N'Guessan  qui vient juste de sortir chez l'Harmattan BD "Les Fins Limiers", excellent album d'enquêtes policières. 
Le programme précis est accessible ici.

Venez  nombreux !

dimanche 20 mars 2016

Un reportage TV sur les Contes de Morne Plage

Si vous n'avez pas encore lu l'adaptation BD des Contes de Morne Plage, voilà un très sympathique reportage TV de ION News qui devrait vous donner envie de combler votre lacune.

dimanche 6 mars 2016

Du buzz, de la précarité et de la beauté

D'un certain point de vue, il est intéressant de constater que les événements tempétueux autour de l'édition 2016 du festival d'Angoulême aient permis de jeter un œil public et médiatique dans le petit monde - en crise, comme tant d'autres - de la bande dessinée.
 
Toutefois, il est dommage que ce soit la bêtise de certains qui offrent l'occasion de mettre à jour les difficultés inhérentes au métier de créateur de bande dessinée. Cela fait des années maintenant que ce "marché" se trouve confronté à des problématiques de production, de diffusion ou encore de rémunération. Une situation complexe qui réclame plus d'attention qu'un coup de projecteur autour de tel ou tel "bad buzz". Une question qui au-delà du statut des auteurs, interroge également sur la forme et l'avenir du média lui-même.
 
A peine sorti de la gangue de l'anonymat ou de "l'amusement pour enfant" (terme qui sous-entend quelque part qu'amuser  les enfants serait un passe-temps peu digne d'intérêt), que déjà le médium se voit contraint de repenser sa forme. Suivre les idées de Scott McCloud sur la potentialité du net, est une voie intéressante mais elle n'est pas la seule.
 
 
Pour preuve, plutôt que de tenter d'émettre une opinion définitive sur les remous Charentais de l'année, nous aimerions souligner la pertinence d'un grand prix -enfin- attribué à Hermann, difficile d'aimer la bande dessinée sans avoir été bercé par les aventures de Comanche et de Jeremiah ou d'avoir une idée de c'est que la bande dessinée historique sans penser aux tours de Bois Maury.
Plus récemment, on jettera un œil gourmand sur sa trilogie noire. Au-delà du trait, réaliste et diablement envoûtant, d'Hermann, il faut également saluer son scénariste de fils Yves H qui parvient à garder lui aussi toute sa cohérence en nous faisant visiter nombres d'imaginaires.
 
Et comme la bande dessinée est un média éternellement jeune, on profitera également de la publication du catalogue de l'exposition sur Morris pour se délecter d'un travail rétrospectif inédit -pour la première fois à base des planches originales- accessible et en tout point sublime.

dimanche 7 février 2016

Les Contes de Morne Plage

Voilà qu'arrive en ce moment sur les rayons des meilleurs vendeurs de bandes-dessinées le collectif adapté des Contes de Morne Plage de Malcolm de Chazal auquel nous avons participé avec l'adaptation de "l'Arbre qui Vole", un des contes de l'auteur mauricien.
Si vous avez bonne mémoire, nous vous en avons déjà parlé dans cet article illustré par une des planches dessinées par Farahaingo.

Vous pouvez admirer ci-dessous les très chouettes première et quatrième de couv', qui sont toutes deux à l'unisson de l'ambiance des écrits de De Chazal et des 8 contes adaptés en BD que l'on peut découvrir dans l'ouvrage. 
Lecture plus que conseillée, forcément, et qui permet d'aborder l'univers tout en couleurs et si particulier de ce poète encensé en son temps par les surréalistes français.







dimanche 10 janvier 2016

www.massiretounkara.com

Massiré a refait les papiers peints de son blog. Désormais vous aurez de ses nouvelles régulièrement en allant sur www.massiretounkara.com (sa page Facebook reste toujours d'actualité, bien sûr !).
 
Tous ces liens sont disponibles dans la rubrique "Les amis de la Case Blanche", dans la zone droite de cette page.




vendredi 1 janvier 2016

Szczęśliwego Nowego Roku !

Si vous vous posez des questions sur le titre de ce post, sachez que cela signifie Bonne Année ! en polonais. Et ceci pour un clin d'œil à l'ami Massiré qui a fait l'objet d'un post sur le blog de Magdalena Waligórska, blog qui parle de la bande dessinée en Pologne.

Si vous avez compris le titre d'un coup d'oeil, vous pouvez vous rendre directement sur l'article en question en cliquant ici. Si vous ne maîtrisez pas la langue natale de Copernic et de Chopin, une petite traduction automatique est disponible .
Dans les deux cas, vous aurez une nouvelle fois la joie d'admirer en bas de page la superbe première planche de votre future BD préférée. ;)

D'ici là, en ce 1er janvier, il nous reste plus qu'à vous faire passer le message ci-dessous ;) :