dimanche 15 avril 2018

Légère Amertume : un strip de la planche n°2

http://www.lacaseblanche.com/2018/03/legere-amertume-la-planche-n1-terminee.htmlDans la première planche, Adjoua rentre songeuse de l'école, cartable au dos. Le premier strip de la deuxième planche se focalise alors sur un personnage annexe que notre héroïne croise sur le chemin vers sa maison. Le bonhomme semble toiser Adjoua, avant de lui décocher son plus beau sourire.

Les dessins ci-contre reprennent le strip en question, du crayonné à la version finale, en passant par la phase d'encrage, ce qui permet de se rendre compte des modifications à chaque étape. 
Visuellement, la troisième case varie beaucoup, dans le but de rendre le personnage du vieux bonhomme sympathique malgré sa dentition aléatoire. De la version crayonnée à celle encrée, son sourire s'est affermi et ses yeux se sont fermés. Lors de la mise en couleur, Koffi a ajouté des rayons autour de la tête pour accentuer l'effet radieux du bonhomme.

Détail amusant, la cigarette du gars avait disparu on-ne-sait-pas-trop-pourquoi entre la première case et la deuxième. Le bug n'a été repéré et corrigé que lors de la finalisation de la planche.







dimanche 18 mars 2018

Légère Amertume: la planche n°1 terminée





Voilà donc la toute première planche dessinée par Koffi pour l'album "Légère Amertume (une histoire du thé)".

Le découpage est du type "classique" pour une première planche d'un album, à savoir que son principal objectif est d'introduire le décor et de situer l'histoire pour le lecteur.

Nous sommes donc à Abidjan en 1954 et la petite fille qui apparaît, sac sur le dos, dans la seconde case n'est autre que notre Adjoua, version enfant, rentrant de l'école.

Sur son chemin, elle passe près d'un groupe d'hommes occupés à discuter sous un arbre tout en dégustant un verre de thé: c'est ce qu'on appelle le "grin" en Afrique de l'Ouest.




dimanche 18 février 2018

Chaka

On attendait sa sortie depuis quelques mois et on a enfin réussi à mettre la main dessus: Chaka, la bande dessinée très récemment sortie, avec Koffi aux pinceaux et Jean-François Chanson côté scénario !

L'histoire est  une adaptation du roman éponyme de Thomas Mofolo, écrivain né fin XIXème siècle au Lesotho qui a appris l'anglais sous l'influence des missionnaires installés dans le pays. Ses premiers écrits sont ainsi empreints de christianisme jusqu'à Chaka où il s'attaque à un personnage né avant la christianisation de l'Afrique. Le roman en question est considéré par beaucoup comme la première contribution majeure de l'Afrique noire au corpus de la littérature mondiale moderne, c'est dire le défi relevé par Jean-François Chanson et Koffi !

Leur bande dessinée se lit d'une traite, principalement grâce à la fascination exercée sur le lecteur par le personnage principal. Ce dernier oscille entre le statut de héros d'une nation (la nation zoulou, en l'occurence) et celui malheureusement plus classique de tyran mégalomaniaque sanguinaire.
D'un côté, on est en terrain connu; il s'agit de la biographie romancée d'un Personnage Historique majeur (notez les majuscules), au même titre qu'un Napoléon Bonaparte ou qu'un Jules César. De l'autre côté, aux yeux des européens que nous sommes,  le récit est fortement empreint de magie africaine et de paysages du Zululand dessinés par Koffi.
C'est ce contraste qui donne à l'ensemble une saveur toute particulière, à la fois familière et exotique.

Bref, un album à se procurer sans tarder et que l'on aurait presqu'envie d'offrir à Messieurs Nicolas S. et Henri G.
 

dimanche 14 janvier 2018

Légère Amertume: Projet accepté !


On le sait depuis quelques semaines mais ça fait toujours bien de commencer l'année avec une bonne nouvelle ;) : "Légère Amertume" a été acceptée par L'Harmattan BD et la maison d'édition a déjà prévu une arrivée sur les étals des libraires avant la fin 2018.

C'est pour nous une très grande joie d'aller de l'avant avec Koffi sur ce second projet et de le voir se concrétiser sous sa plume.
Nous avons déjà dû esquisser un draft de couverture pour le dossier de présentation à l'éditeur. Du coup, on vous le montre ci-contre pour la version crayonnée et ci-dessous en plus grand (parce qu'elle le vaut bien) la version encrée.

C'est bien sûr Adjoua qui y tient le haut de l'affiche !










 
 
 


dimanche 17 décembre 2017

Légère Amertume: Adjoua âgée

A la décrire de loin, sans la connaître, on pourrait penser à Adjoua comme d'un monument de sagesse tranquille. A la sortie de l'adolescence, elle a en effet su transcender la promesse d’un avenir réglé et alangui pour mieux incarner les utopies d’une jeunesse éprise de liberté, de connaissance, d’émancipation et de futur.
 
Dès lors, à l'heure où ses tempes se sont fait définitivement grises, on pourrait la croire parvenue au recul bienfaisant, emplie de bonne parole, une tarte aux pommes prête à mettre au four. Ce serait bien mal la connaître.
 
Le poids de son appareil photo, même devenu numérique, pèse certes plus lourd sur ses épaules, mais cela ne l’empêche pas de continuer de visiter le monde et ses alentours.
 
Chaussée de tennis, le regard vif et malicieux, Adjoua n’a rien de l’abonnée aux circuits touristiques lambdas, elle a encore besoin de rencontrer les autres, de graver sur la pellicule ces réalités que le modernisme et le béton veulent à tout prix faire disparaître.
 
La sagesse et le repos attendront encore un peu, il reste tant de chose à voir.