dimanche 15 octobre 2017

Légère Amertume: Adjoua enfant

 
 
Voici Adjoua, petite fille que l’on imagine facilement chipie, elle n’en reste pas moins fragile – la première scène vous la montrera plus sensible qu’il n’y paraît, mais on reviendra là-dessus au cours d'un autre post.
 
L’un des moments qu’elle préfère c’est lorsqu’elle rentre de l’école et vient faire ses devoirs dans la cuisine avec sa mère. C’est le moment des pâtisseries, du coloriage, des histoires que l’on raconte, un peu comme  les hommes sous leur arbre, mais des histoires plus secrètes, moins connues et plus intimes. Surtout, le retour de l’école est synonyme de thé, l’odeur forte et suave de la menthe qui se teinte d’amertume au contact de l’eau: heureusement, le sucre vient rééquilibrer tout ça !
 
C’est un peu ça l'enfance d’Adjoua, une vie pleine de joie de vivre, de sucre pour harmoniser une existence que l’on qualifierait sans doute trop rapidement de simple.
 

dimanche 17 septembre 2017

"Légère Amertume": Koffi

Comme l’auront sans doute remarqué les plus attentifs d’entre vous, les deux précédents posts de présentation de notre projet autour du thé, "Légère Amertume", sont ornés de croquis. Cet élément, qui est loin d’être un détail, laisse à penser que le projet a dépassé le stade de l’idée pour trouver à s’incarner sous le crayon d’un dessinateur.
Les lecteurs vraiment très attentifs auront également pu noter que le style des dessins présentés n’est pas celui de notre ami Massiré. Et ils auront raison, car pour ce projet nous avons la chance de pouvoir collaborer avec Koffi Roger N’Guessan qui est bien connu des habitués de l’Harmattan Bd*.
 
Mis en relation par l’intermédiaire de Mass, le courant est passé très vite entre nous et Koffi et nous nous sommes tous très vite mis au travail (il faudrait que l’on prenne le temps de vous expliquer nos méthodes et notre rythme de travail un de ces jours). Nous avions rédigé un synopsis chapitré et un découpage précis et dialogué de la première partie. Il y avait là suffisamment d’éléments pour que Koffi aiguise ses outils et que nous partions à la conquête d’un éditeur.
 
En attendant d’un savoir plus sur cette aventure, nous vous conseillons de faire un tour sur le blog de Koffi ou bien encore sur sa page Facebook.
 
 
 
 
* Vous pouvez retrouver son trait si personnel (mais qui n'est pas sans rappeler celui de l'immense Richard Corben selon nous) dans « Nouvelles d’Afrique », « Paris Vaille Que Vaille  », « Mille Mystères d'Afrique / Séductions » ou encore dans « Les Fins Limiers ».

dimanche 20 août 2017

"Légère Amertume": L'histoire dans ses grandes lignes

On avait depuis quelques temps l'envie de créer une histoire autour d'une héroïne, sans doute pour mieux abandonner transitoirement les deux protagonistes mâles de la Case Blanche. Puis très vite nous est venue l'idée de mêler son destin à celui du thé et de lui faire rencontrer quelques unes des cultures liées à ce breuvage.
 
Elevée dans la tradition de l'Afrique de l'Ouest, notre héroïne aurait ainsi la joie de goûter au thé à la menthe très jeune. Nous avions envie d’évoquer son enfance sous le signe de l’intimité, des devoirs, des peurs, des odeurs de cuisine épicée et de la menthe et du sucre qui se mélangent sous l’eau bouillante, tandis qu’une figure maternelle en profite pour raconter quelques histoires anciennes, parfois à dormir debout. Se faisant, le but était d’effacer tout arrière fond politique pour mieux nous concentrer sur ce qui fait la particularité de la découverte du thé, de ce qui fait notre rapport intime à cette boisson.



Pour faciliter notre travail et pour éviter le format "saga familiale", nous avons vite pris le parti de découper cette histoire en trois époques. Trois moments d’une vie, trois moments importants où notre héroïne allait se retrouver face au monde et changer ses goûts, trois moments pour évoquer trois rapports au thé différents.

Dans la deuxième partie, Adjoua, voici le nom de notre héroïne (que nous prendrons le temps de vous dévoiler davantage sous peu), est devenue une jeune femme déterminée,  une reporter de guerre engagée qui n’hésite pas à mettre sa vie en péril. Ici vont se mêler politique, trafics et passion amoureuse. Des trucs d'adulte, quoi...
 
La troisième et dernière partie de notre histoire n'est pas sans un fond d'amertume, mais évoquer le « troisième âge » est aussi pour nous l’opportunité de montrer que l’on peut toujours découvrir de nouvelles choses, se projeter vers de nouveaux horizons. Il était temps de parler de la Chine, de ses oolongs légers, de ses gaïwans en porcelaine et d’une génération à venir qui n’est pas totalement sacrifiée.
 
Parler du thé, de ses parfums et de nos goûts à travers le destin heurté d’une femme de la deuxième moitié du vingtième siècle, voilà le parcours auquel nous vous convions.


 

dimanche 16 juillet 2017

Un autre projet: "Légère Amertume"

S'il y a un conseil qui revient souvent, C'est bien celui de parler de ce que l’on connaît. En ce qui nous concerne, nous sommes loin d'user de nos chaussures l'entière étendue de notre vaste monde, c’est certain. En tant que scénaristes, on peut toujours se renseigner et compiler les anecdotes, mais dans ce cas la difficulté revient à « dire le vrai ». Toutefois, il y a une chose que nous avons en commun, un sujet que l’on ne connaît pas dans son entièreté (décidemment) mais sur lequel on aime à apprendre chaque jour un peu plus, et ce sujet c’est le thé.
 
L’idée d’écrire une histoire autour du thé nous a soudain paru évidente il y a quelques temps, comment même n’y avions-nous pas songé auparavant ? Nous avons donc remisé les oolongs, les pu-erh et les zongs pour ressortir nos claviers et nos traitements de texte.
Sur le papier, rien de plus simple, après tout le thé reste la boisson la plus prisée du monde, elle se boit partout et de tant de manières différentes qu’il ne nous restait plus qu’à faire notre choix. Des vieilles légendes millénaires, aux canettes de thé vert japonaises en passant par les thé à bulles des bars les plus prisés des capitales, nous avions une galaxie de possibles devant nous. Le titre de la BD à venir fut même vite rapidement trouvé: ce sera "Légère Amertume".
 
Et puis - vous savez ce que c’est - on se pare des plus belles intentions, jusqu’à se rendre compte que raconter autant de cultures, autant de soubresauts historiques, de mode de consommations et de destins, c’est un projet magnifique mais indéniablement trop balzacien pour être réalisable (à moins de vouloir se tuer à la tâche). Franchement, quel éditeur voudrait publier une histoire du thé en 428 volumes ? Quel dessinateur serait assez fou pour nous suivre dans cette entreprise de longue haleine ? C’est un coup à le bloquer pour plusieurs générations.
 
Nous avons donc gardé notre, bonne, idée de départ ; nous allions bel et bien parler du thé mais sous son aspect le plus singulier et le plus universel à la fois. Nous allions parler d'une buveuse de thé.
 

dimanche 18 juin 2017

Il est temps de faire un premier point

Le storyboard de la planche 8 mis en ligne il y a quelques mois vient clôturer le premier chapitre de la Case Blanche. Il nous a semblé judicieux de faire un premier point sur cette scène d'introduction et, pour cela, une analyse des détails cette huitième planche permet de reprendre bon nombre d'éléments que l'on vous a présentés sur ce blog.
Tandis que l'oiseau de la première case de la BD permet de faire le lien avec le second chapitre, nos deux héros, Moïse et Giuseppe, quittent le village des autochtones en voiture.
Cette huitième planche a pour principale objet le déplacement du lieu de l'action entre les deux chapitres. Elle permet au lecteur de de balayer d'un coup d'œil les principaux endroits de l'histoire, endroits que nous vous avions positionnés sur la carte parue dans ce post: la route quittant le village des autochtones situé dans les montagnes en bordure de l'affluent du fleuve, la mine désaffectée, la forêt alentour et plus loin encore la ville et son port.
Le deuxième chapitre se déroulera donc en ville, et plus précisément au siège de la compagnie minière.