dimanche 14 janvier 2018

Légère Amertume: Projet accepté !


On le sait depuis quelques semaines mais ça fait toujours bien de commencer l'année avec une bonne nouvelle ;) : "Légère Amertume" a été acceptée par L'Harmattan BD et la maison d'édition a déjà prévu une arrivée sur les étals des libraires avant la fin 2018.

C'est pour nous une très grande joie d'aller de l'avant avec Koffi sur ce second projet et de le voir se concrétiser sous sa plume.
Nous avons déjà dû esquisser un draft de couverture pour le dossier de présentation à l'éditeur. Du coup, on vous le montre ci-contre pour la version crayonnée et ci-dessous en plus grand (parce qu'elle le vaut bien) la version encrée.

C'est bien sûr Adjoua qui y tient le haut de l'affiche !










 
 
 


dimanche 17 décembre 2017

Légère Amertume: Adjoua âgée

A la décrire de loin, sans la connaître, on pourrait penser à Adjoua comme d'un monument de sagesse tranquille. A la sortie de l'adolescence, elle a en effet su transcender la promesse d’un avenir réglé et alangui pour mieux incarner les utopies d’une jeunesse éprise de liberté, de connaissance, d’émancipation et de futur.
 
Dès lors, à l'heure où ses tempes se sont fait définitivement grises, on pourrait la croire parvenue au recul bienfaisant, emplie de bonne parole, une tarte aux pommes prête à mettre au four. Ce serait bien mal la connaître.
 
Le poids de son appareil photo, même devenu numérique, pèse certes plus lourd sur ses épaules, mais cela ne l’empêche pas de continuer de visiter le monde et ses alentours.
 
Chaussée de tennis, le regard vif et malicieux, Adjoua n’a rien de l’abonnée aux circuits touristiques lambdas, elle a encore besoin de rencontrer les autres, de graver sur la pellicule ces réalités que le modernisme et le béton veulent à tout prix faire disparaître.
 
La sagesse et le repos attendront encore un peu, il reste tant de chose à voir.

dimanche 19 novembre 2017

Légère Amertume: Adjoua adulte

Adjoua a bien grandi. Désormais c’est une adulte responsable, d’aucuns diraient tête brûlée ou en mal d’amour, elle se qualifie d’engagée.
 
Après une enfance aux accents de miel, Adjoua a découvert le monde moderne et sa brutalité au lycée. L’ouverture à la politique qui se conjugue avec la censure, la volonté de changer le monde pour faire comme dans les romans. Bousculer le monde fut longtemps son seul idéal.
 
Au fil des ans et des désillusions, Adjoua a compris que pour changer le monde, il fallait déjà le connaître et, pourquoi pas, le faire connaître. Ses idéaux se sont mués en connaissance, elle a su prendre du recul en même temps qu’elle passait la sangle d'un appareil photo autour de son cou.
 
Grand reporter, c’était le rêve d’une vie, pouvoir crapahuter dans l’horizon rêvé, en tant que femme en plus. C’est sûr elle revenait moins à la maison, la cuisine semblait bien vide sans sa mère.
 
Mais le thé ça se transporte et puis il y a ces conflits, ces exactions, ces abus à quatre coins d’une Afrique que l’Occident continue de replier dans la misère et l’archaïsme.
 
Non, décidemment, le monde doit savoir.

dimanche 15 octobre 2017

Légère Amertume: Adjoua enfant

 
 
Voici Adjoua, petite fille que l’on imagine facilement chipie, elle n’en reste pas moins fragile – la première scène vous la montrera plus sensible qu’il n’y paraît, mais on reviendra là-dessus au cours d'un autre post.
 
L’un des moments qu’elle préfère c’est lorsqu’elle rentre de l’école et vient faire ses devoirs dans la cuisine avec sa mère. C’est le moment des pâtisseries, du coloriage, des histoires que l’on raconte, un peu comme  les hommes sous leur arbre, mais des histoires plus secrètes, moins connues et plus intimes. Surtout, le retour de l’école est synonyme de thé, l’odeur forte et suave de la menthe qui se teinte d’amertume au contact de l’eau: heureusement, le sucre vient rééquilibrer tout ça !
 
C’est un peu ça l'enfance d’Adjoua, une vie pleine de joie de vivre, de sucre pour harmoniser une existence que l’on qualifierait sans doute trop rapidement de simple.
 

dimanche 17 septembre 2017

"Légère Amertume": Koffi

Comme l’auront sans doute remarqué les plus attentifs d’entre vous, les deux précédents posts de présentation de notre projet autour du thé, "Légère Amertume", sont ornés de croquis. Cet élément, qui est loin d’être un détail, laisse à penser que le projet a dépassé le stade de l’idée pour trouver à s’incarner sous le crayon d’un dessinateur.
Les lecteurs vraiment très attentifs auront également pu noter que le style des dessins présentés n’est pas celui de notre ami Massiré. Et ils auront raison, car pour ce projet nous avons la chance de pouvoir collaborer avec Koffi Roger N’Guessan qui est bien connu des habitués de l’Harmattan Bd*.
 
Mis en relation par l’intermédiaire de Mass, le courant est passé très vite entre nous et Koffi et nous nous sommes tous très vite mis au travail (il faudrait que l’on prenne le temps de vous expliquer nos méthodes et notre rythme de travail un de ces jours). Nous avions rédigé un synopsis chapitré et un découpage précis et dialogué de la première partie. Il y avait là suffisamment d’éléments pour que Koffi aiguise ses outils et que nous partions à la conquête d’un éditeur.
 
En attendant d’un savoir plus sur cette aventure, nous vous conseillons de faire un tour sur le blog de Koffi ou bien encore sur sa page Facebook.
 
 
 
 
* Vous pouvez retrouver son trait si personnel (mais qui n'est pas sans rappeler celui de l'immense Richard Corben selon nous) dans « Nouvelles d’Afrique », « Paris Vaille Que Vaille  », « Mille Mystères d'Afrique / Séductions » ou encore dans « Les Fins Limiers ».