dimanche 17 novembre 2019

Pour une couleur de peau

"Pour une couleur de peau" est un des derniers albums parus chez L’Harmattan BD. Il s’agit d’une bande dessinée en trois parties, chacune illustrée par un dessinateur différent, Martini Ngola, Joseph Danny Nyembi et Nathanael Ejob
Edimo, chef d’orchestre du projet et également scénariste des fameuses "Tribulations d’Alphonse Madiba dit Daudet", en a écrit le scénario qui aborde la situation délicate des albinos en Afrique au travers de la vie d’Agnès et celle de sa mère, Chantal.

Sans vouloir vous gâcher l’intérêt de l’histoire, sachez que celle-ci, tout en mettant en avant les terribles difficultés que doivent affronter les enfants albinos et leur famille en Afrique, conserve un message positif. L’architecture du récit est portée par les styles très différents des trois dessinateurs qui viennent renforcer les trois arcs narratifs de l’histoire.
Cette BD portée par 4 talents est à découvrir au plus vite chez votre libraire habituel (ou via les grands sites marchands du web si vous n'avez pas de libraire près de chez vous).


Il s’avère, en outre, que le sujet de "Pour une couleur de peau" se rapproche de celui de notre prochain projet dont nous ne tarderons pas à vous parler; ce n’est pas parce que nous faisons paraître moins de posts ces derniers temps que nous sommes moins actifs, bien au contraire, il y a pas mal de choses qui chauffent dans la marmite (comme vous avez aussi pu le comprendre en lisant ceci), mais vous verrez ça sous peu. 

Affaire à suivre, donc… ;)

dimanche 29 septembre 2019

Vaudou


Heureusement la belle Madeleine sera sauvée par son jeune fiancé, elle ne restera pas une zombie pour l’éternité et Legendre, le méchant sorcier vaudou blanc, incarné par l'incontournable Bela Lugosi, sera puni de ses méfaits.
White Zombie (les Morts-vivants en France) sorti en 1932 est l’une des toutes premières représentations du vaudou haïtien à l'attention du grand public et il aura marqué les esprits à jamais, tant il est difficile de parvenir à se dessaisir de toute l’imagerie aussi syncrétique que déformée qu’il véhicule. 
Même s’il n’était pas le premier à user de tels clichés et de telles ficelles, il reste un moment marquant dans notre perception du vaudou en occident. Et puis, sans doute est-il plus facile de s’approprier la figure d’un Baron Samedi à la manière d’un James Bond en mal d’exotisme, plutôt que d’aller voir ce qui se trame derrière le « Zombie » de Fela Kuti.
Dès lors, vouloir parler du vaudou, revient trop souvent à opérer un choix. Faut-il prendre à bras le corps les icones pop qui lui sont liées, quitte à vouloir les malmener par la suite, ou faut-il s’extraire de cette gangue pour chercher à défendre des racines africaines ? Le risque des extrêmes, c’est de tomber dans la fadeur actuelle des reprises ad nauseum du déjà-vu, déjà-lu, comme dans l’engagement facile (celui qui consiste à dégainer des symboles plutôt que des idées – regarde mon zombie, c’est en fait le reflet du dictateur à la tête de l’état et à la solde du pouvoir blanc).
Vous l’aurez compris en lisant ces quelques lignes, nous sommes engagés dans quelques projets autour du vaudou.  Comme ces projets sont à différents stades de maturation (oui, chez nous on ne vieillit pas, on mature), nous allons vous en parler ces prochains mois et on essaiera de faire le point sur quelques pratiques, informations, inspirations venues du vaudou.
En attendant, on vous laisse avec Fela :


dimanche 7 juillet 2019

Tenaille: Outil de métal, formé de deux pièces croisées et articulées, terminées par des mâchoires.

http://www.lacaseblanche.com/2017/01/la-profession-tient-de-lart-mais-aussi.htmlIl y a plus de deux ans, on avait relayé l'interview de Benoît Peeters qui alertait, en tant que président des États Généraux de la Bande Dessinée, sur la précarité des auteurs de BDs.

Cette fois, c'est Denis Bajram, entre autre auteur de UW1 mais surtout secrétaire et coordinateur de la même association, qui monte au créneau au détour d'un post sur son blog que nous vous invitons à lire ici.

Il y apparaît clairement qu'à l’heure où le marché de la bande-dessinée (et pas uniquement celui-ci) semble saturé, qu'à l’heure où il a du mal à trouver un second souffle face à la concurrence et aux changements paradigmatiques des modes de consommations des lecteurs, l’état des lieux voulu, conçu, promu par les auteurs n’a, semble-t-il, pas réussi à trouver d’oreille attentive auprès des éditeurs et des diffuseurs.

Pour vous en persuader, pensez en particulier à jeter un œil sur les notes en bas de page du post de Denis Barjam : elles en disent long sur l'ambiance du moment...

dimanche 26 mai 2019

Les Dogues Noirs: Mise en page

Les Dogues Noirs, l'album de Massiré Tounkara et Christophe Cassiau-Haurie, avance bien et, il y a quelques semaines, Mass nous a envoyé quelques unes des planches encrées.

La mise en page de certaines nous ont épatés. Non pas qu'elle soit absolument novatrice mais le traitement qu'en fait Massiré rend à merveille. Le principe est un dessin de paysage en plan large, si possible selon une perspective sophistiquée (dans lesquelles Mass excelle, il faut bien le dire) qui prend une bonne place sur la page entière et sur laquelle on vient poser les autres cases de la planche.
L'effet pour le lecteur est de situer en un coup d'œil où se déroule toute l'action, non seulement celle du paysage en plan large mais aussi les actions des vignettes qui sont comme "englobées" par le dessin principal.

La mise en page de la Case Blanche est prévue en découpage selon un gaufrier assez précis et il sera délicat d'y utiliser le même procédé. Il y a toutefois un chapitre de l'album qui échappe à ce "dogme" et il faudra réfléchir le moment venu comment s'inspirer au mieux de cette façon de faire pour son illustration.

Entretemps, pour votre plus grand plaisir, voici les planches encrées 14, 21, 23 et 27 des Dogues Noirs qui illustrent le propos.

 







mercredi 24 avril 2019

Légère Amertume: Des avis et des critiques

Voilà déjà plus 100 jours que Légère Amertume (une histoire du thé) est sortie et on a voulu recenser les avis et critiques parus dans le sillage de sa parution.

En plus des avis des lecteurs (chéris entre tous !) sur les gros sites de librairie en ligne (Fnac.com et Amazon - mais n'oubliez surtout pas votre libraire de quartier !), on a pu dénicher quelques critiques fort sympathiques sur des blogs (les chroniques de Lee Ham, le blog de Grégoire de Tours et Life&Farms) ainsi que deux émissions de radio où la lecture de notre BD avait été conseillée (La Fabrik et Culture Prohibée).

Vous trouverez tout ça en cliquant sur les liens hypertextes ci-dessus.

En tout cas, un grand merci à tous pour vos retours positifs. Ca donne évidemment envie de s'y remettre ! ;)