dimanche 25 janvier 2015

Jusqu'au jour où... (épisode 2: "De la chasse aux éditeurs")

Trouver un éditeur professionnel implique différentes techniques allant d'un certain copinage à la chance. Pour provoquer celle-ci, il est bon de suivre une voie "classique". Si de nos jours des écoles spécialisées pour futurs auteurs de bande dessinée se montent (sur un modèle japonais ?), si Internet permet de se faire plus ou moins remarquer, si les réseaux sociaux offrent la possibilité d'accéder à un large public, nous sommes d'une génération un peu plus prosaïque peut-être (bien que vous ayez peut-être eu accès à  ces lignes depuis l'un de ces réseaux sociaux, ce qui ne nous place pas encore dans la catégorie des ringards) et nous optâmes donc, comme vous le savez, pour l'envoi d'un dossier à divers éditeurs.
 
Un dossier de ce type peut se construire autour du scénario seul (ce n'est pas le plus recommandé du fait du manque de supports et du peu de dessinateurs spontanés disponibles sur le marché, pour le dire vite) ou autour des dessins seuls (bien que moins épineux les obstacles sont les mêmes dans ce cas). Le mieux est donc de faire parvenir un dossier comprenant un résumé de l'histoire, des exemples dialogués, des esquisses de personnages et de décor, et quelques planches terminées. C'est ainsi que nous avons envoyé le nôtre aux plus grandes maisons d'éditions connues et reconnues, ainsi qu'aux plus minuscules, en y joignant même un épais document relié au format A5 comprenant la totalité du scénario (de quoi passer de longues heures devant sa cheminée...).
 
A ce stade on sait que si le projet plaît on aura droit à un coup de fil ou à un mail plus rapidement que si le projet ne plaît pas, auquel cas le coup de fil est à oublier, alors que le mail ou la lettre de refus courtois sont des options conventionnelles.

Les jours passent, alors que le dessinateur trime sur des planches improbables en attendant une nouvelle positive, on finirait presque par oublier que l'on doit se souvenir d'oublier d'attendre pour ne pas avoir à en souffrir, ou quelque chose comme ça...
 
Puis arrivent les premières réponses des maisons d'édition...
 

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