dimanche 24 août 2014

Le port


Quand vous travaillez à plusieurs sur un tel projet, à de telles distances, il vous faut souvent louer Internet, la rapidité des emails, la facilité de communication actuelle qui outre leur aspect parfois anecdotique permettent aussi de véritables échanges.

Toutefois, il faut en convenir, l’immédiateté et la transparence de ce monde virtuel dévoilent parfois trop le mystère. On peut ainsi se surprendre à jauger un travail dans une habituelle urgence, à ne pas s’en saisir avec les sens mais avec un agenda à la main.
Pour contrer cela, certains stratagèmes fonctionnent, comme celui de repousser la lecture d'un e-mail dont on devine la pièce jointe, pour mieux se préparer à l’analyse et à la réponse. Reste alors le doute lié au travail "uniquement à distance" : "est-ce que les liens sont solides ?", "est-ce que les choses prennent ?".

Alors, imaginez un instant que de tels questionnements vous étreignent, que la trompe de l’angoisse vous pompe vos espoirs, tandis que vous double-cliquez sur la pièce jointe d'un message envoyé par l'ami Massiré.
Puis, que sur votre écran, s'affiche...



Alors, quelques soient vos projets et vos impératifs, vous les calez aussitôt dans la poubelle à côté de votre faculté de juger, pour profiter pleinement du spectacle. Ce port sépia est beau, magnifique, on ne s’en lasse pas. il ancre (encre?) l’essence de ce projet, notre capacité à toujours être étonnés.

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