dimanche 14 avril 2013

Filiation potagère (épisode 2)


Dans un post précédent, nous avions commencé (très humblement) à vous donner notre vision de la fameuse phrase de Candide « il faut cultiver notre jardin », tout en vous promettant de vous détailler les deux méthodes que nous avions entrevues pour cela: 

« 1001 trucs et astuces pour faire pousser vos plantes et vos fleurs », voilà la première ! Celle-même qui fait le bonheur des libraires dès que se pointent les premiers rayons de soleil (avec celle pour perdre le pneu – neige - accumulé sur nos abdominaux d’acier durant les longs mois hivernaux) : Elle consiste à suivre scrupuleusement les différents chapitres du manuel du parfait jardinier. 

Le second procédé est plus expérimental. Il nécessite de s’être promené dans les jardins des autres avec le regard attentif, ou bien plus simplement de garder l’œil ouvert et l’esprit vif sur ce que fait Dame Nature en matière de botanique. Un des dangers de cette façon de faire est évidemment de tomber dans le plagiat, alors que l’objectif de la méthode n°2 n’est "que" l’inspiration



Comme on vous l’a déjà expliqué, nous avons sans doute plus été sensibles à cette dernière, mais il ne faut pas pour autant non plus dénigrer la première : quelques conseils piochés judicieusement dans les ouvrages de référence donnent la structure nécessaire au projet et ils permettent d’éviter quelques uns des revers qui peuvent s’avérer fatals. Et ce ne sont pas les occasions de tomber sur un os qui vont manquer, avec à chaque fois l’ombre du renoncement comme issue apaisante. 

Paradoxalement, de la phrase de Voltaire dont on vous parlé en introduction, c'est les mots  « cultiver » et « jardin » qui sont généralement retenus; on a même tendance à la reformuler en « il faut cultiver son jardin ». Alors que le moteur de tout cela, celui qui fait redémarrer le motoculteur quand le terreau s’avère stérile, qui fait arracher la mauvaise herbe, rebêcher et ressemer après le passage de la tempête, ce moteur-là, pour nous, il est définitivement dans le « notre ». 

Depuis le « chiche ! » initial, le temps a pas mal passé. Et puis, de rencontre en rencontre nous avons eu la chance de trouver Massiré qui est venu s’atteler avec nous au soc de la Case Blanche et qui a su apporté ce qu’il manquait à notre idée : des traits pour la dessiner




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