samedi 30 juin 2012

Quand un malabar de deux mètres vous pince le cou entre ses mains...

... et envoie votre petite tête favorite se fracasser contre le mur d’un bar et vous regarde droit dans les yeux et vous demande si vous avez payé votre droit d’entrée, vous n’avez qu’à le regarder aussi en plein dans les yeux et vous rappeler ce que Jack Burton dit toujours à celui qui veut savoir "Est-ce que t’as payé ton droit d’entrée ?": "Oui, monsieur, le chèque est dans la boîte".

John Carpenter est l’un des derniers réalisateurs de cinéma cultes encore vivants, souvent reconnu « après coup » par effet de mode. Mais si on le suit depuis des années, on sait (au fond de soi) que son talent n’est pas si spontané qu'il n'y paraît, mais bien le fruit d’un lent et long travail de maturation.
A l’instar d’un Howard Hawks (qu’il adore) le style de Carpenter, quel que soit son budget ou son sujet, est gravé dans la roche. Sans s’embarrasser du superflu, des effets de manche, du tape à l’œil, de la quincaillerie, des petites scènes bien foutues qui caressent le spectateur dans le sens du poil, Carpenter propose de la sobriété et de l’efficacité « old school » qui ne vieillit pas (enfin presque, disons qu’elle est déjà vieille au moment de sa sortie).

Bref, avec du talent et une attitude d’artisan au service d’une culture populaire de qualité. Carpenter, au-delà de son pessimisme cynique et jubilatoire nous a influencé pour son parcours, pour sa capacité à faire vivre une histoire avec des outils simples, beaux, affutés et ses héros d’un bloc.

Alors, ressortez votre vieux magnétoscope et dépoussiérez la vieille K7 VHS qui traîne dans une boîte à la cave, il est grand temps de se reprendre une dose des aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin !

Aucun commentaire:

Publier un commentaire